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Tunisie : Ban Ki-moon suivra avec intérêt le scrutin de dimanche

Dans Démocratie, le 22 octobre 2011 par UNICTUNIS

Le Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, va suivre avec beaucoup d`intérêt l`élection d`une Assemblée Constituante dimanche en Tunisie pour laquelle les Nations Unies ont fourni un soutien technique,

“L`exemple de la Tunisie a été une source d`inspiration pour la région et le monde, et cette élection est d`une grande importance dans la transition démocratique du pays, fournissant au peuple tunisien une occasion historique d`exprimer sa volonté à travers ce scrutin”, a dit le porte-parole de Ban Ki-moon dans une réponse écrite à des journalistes publiée vendredi soir.

Selon lui, “il est encourageant de voir le niveau d`enthousiasme et de préparation de la population et des autorités pour faire de cette élection un succès. Il s`agit d`un processus mené par la Tunisie et appartenant aux Tunisiens pour lequel les Nations Unies ont fourni un soutien électoral technique à la demande des autorités tunisiennes”.

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l`homme, Navi Pillay, avait pour sa part souhaité vendredi que cette élection serve de modèle pour la région.

Selon la presse, les électeurs tunisiens doivent élire dimanche 23 octobre 2011 une Assemblée Constituante qui aura pour but de rédiger la nouvelle Constitution de la Tunisie et aura pour tâche de désigner un gouvernement transitoire. Il s`agira des premières élections après le soulèvement populaire de décembre 2010 et janvier 2011.

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En participant aux élections, les Tunisiens continuent leur révolution

Dans Démocratie, le 21 octobre 2011 par UNICTUNIS

Par Navi Pillay, Haut-Commissionnaire des Nations Unies aux droits de l’homme

La révolution tunisienne, déclenchée il y’a tout juste 10 mois par des jeunes déterminés à prendre leur destin en main, a inspiré des millions de personnes à travers la région, voir au delà, à mieux comprendre les enjeux en cours et à réclamer le respect de leurs droits.

Nous ne sommes qu’au début d’une vaste « révolution » régionale a l’avenir incertain et dont l’aboutissement risque de prendre quelques années. Cependant, ce  dimanche, les Tunisiens montreront, une fois de plus, le chemin à suivre, en étant pionniers dans l’organisation des premières élections post-révolution dans un  contexte régional en transformation perpétuelle.

Nombreux sont les Tunisiens et Tunisiennes qui participeront pour la première fois – de manière utile- à l’une des élections les plus importantes de l’histoire de leur pays.

L’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme souligne que « la volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote». Les droits de l’homme ont été  à l’ origine de la révolution, et il est crucial pour les Tunisiens de s’assurer que les droits de l’homme restent au cœur de la nouvelle Tunisie.

Des élections libres et justes ne sont que la première étape. La nouvelle Assemblée Constituante aura la lourde  responsabilité de refléter  les demandes de liberté, dignité et de respect des droits de l’homme dans la nouvelle Constitution. Les nouvelles autorités devront  également faire face à de multiples  défis aussi bien sur le plan politique, institutionnel, économique et social. Le nouvel Etat aura ainsi besoin d’une politique des droits de l’homme solide et claire afin de les contrer.

Les principes de l’Etat de droit, de la responsabilité, de l’éradication de tout type de discrimination et de l’égalité entre hommes et femmes mais aussi la liberté d’expression ainsi que la liberté de religion et de conscience, se trouvent tous dans la Déclaration Universelle des droits de l’homme, et le désir de les voir se réaliser a été  à l’origine de la révolution tunisienne. Ces principes ainsi que d’autres grands principes fondamentaux tels que définis dans ce document visionnaire, et ensuite repris dans les différents traités internationaux des droits de l’homme,constituent une base légale et politique aux défis auxquels la Tunisie doit faire face. Une révolution réussie, parce que basée sur les droits de l’homme, doit intégrer les principes fondamentaux des droits de l’homme dans son projet de société.

L’article 28 de la Déclaration universelle stipule que « toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet».

Ceci est, en un mot, ce que ces élections représentent réellement.

L’Etat doit être au service de son peuple. La transformation démocratique de la Tunisie nécessitera la mise en place d’un nouveau cadre juridique  garantissant une séparation claire des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Je suis confiante, qu’en votant ce dimanche,  Tunisiennes et Tunisiens feront preuve de vigilance et d’unité contre toute tentative visant à ébranler  les acquis de la révolution. Démocratie, droits de l’homme et développement sont des notions qui vont de pair. Il y aura inévitablement des risques de revers, des retards et des déceptions. Mais si la  volonté est là, une nouvelle Tunisie, libre, juste et prospère pourra bientôt  voir le jour.

Le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme en Tunisie a le mandat d’apporter son soutien au peuple et au Gouvernement tunisiens dans leur transition vers une société ouverte et démocratique. Nous travaillons avec la société civile, les autorités et les bailleurs de fonds  afin de  définir un programme intégré relatif à la justice transitionnelle, l’indépendance de la magistrature, les réformes institutionnelles et juridiques (y compris au sein du secteur de la sécurité), la compensation et la réhabilitation des victimes des violations passées, la création d’une institution nationale des droits de l’homme indépendante ainsi que la mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels.

Emergeant de décennies de « déni de dignité » comme il me l’avait été décrit lors de mon voyage à Tunis le 14 juillet, nombreux sont les Tunisiennes et Tunisiens qui ‘s’attendent avec raison à des changements qui affecteront de manière positive leurs droits fondamentaux. Le manque de progrès dans divers domaines de la vie quotidienne risquerait en effet de faire naitre  le sentiment que  «rien n’a changé.»
Nous sommes donc à un tournant critique et des  élections réussies seront  clé pour ne pas couper court à cette volonté de changement. Pour la première fois dans l’histoire de la Tunisie, des  élections  sont  supervisées par une autorité indépendante, alors que jusque-là Ministère de l’Intérieur en avait la charge.

Des élections réussies signifient qu’il y aura des perdants mais aussi  des gagnants sur le plan politique. Mais accepter la défaite et travailler avec les nouvelles autorités élues pour le bienfait de la Nation sera une victoire pour tous.

Le changement est possible, mais il ne doit pas être réalisé avec cynisme, apathie et déception. Le changement sera acquis  lorsque le peuple décidera de prendre en main  son propre destin et celui de son pays et  de participer aux décisions importantes qui vont déterminer son chemin. C’est pourquoi il est important que les Tunisiens– jeunes et moins jeunes, femmes et hommes – fassent entendre leur voix une fois de plus, mais cette fois à travers les urnes.

Plusieurs millions de personnes dans le monde, y compris moi même, suivront les élections de ce dimanche avec attention et optimisme – mais aussi avec une certaine appréhension. Notre plus grand souhait  est que la Tunisie soit de nouveau perçue comme un modèle  pour d’autres pays de la région et ailleurs dans le monde, dans la conduite de ces élections et dans la détermination du paysage politique et social qui en résultera.

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POUR LA JOURNÉE DES NATIONS UNIES, BAN KI-MOON EXHORTE À S’UNIR POUR LE BIEN COMMUN DE L’HUMANITÉ, « GRANDE FAMILLE DE SEPT MILLIARDS DE MEMBRES »

Dans Politique internationale, le 21 octobre 2011 par UNICTUNIS

On trouvera, ci-après, le message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée des Nations Unies, célébrée le 24 octobre:

D’ici quelques jours, la grande famille qu’est l’humanité accueillera son sept milliardième membre.  Certains disent que notre planète est surpeuplée.  Pour moi, être 7 milliards est une force.

Depuis la naissance des Nations Unies, voici aujourd’hui 66 ans, nous avons accompli des progrès extraordinaires.  Nous vivons plus longtemps.  Nos enfants sont plus nombreux à survivre.  Nous sommes de plus en plus nombreux à vivre en paix, dans un état de droit démocratique.  Comme nous l’avons vu en cette année riche en événements, partout des gens choisissent l’action pour défendre leurs droits et leurs libertés d’êtres humains.

Et pourtant…tous ces progrès sont en péril.  Ils sont menacés par la crise économique, par la montée du chômage et des inégalités, par les changements climatiques.  Partout dans le monde, trop nombreux sont ceux qui vivent dans la peur.  Trop nombreux, ceux qui pensent qu’ils ne peuvent plus compter sur leur gouvernement ou sur l’économie mondiale.

En ces temps incertains, une seule voie nous est offerte: nous rassembler autour d’objectifs communs.  À problèmes mondiaux, solutions mondiales.  Ces problèmes imposent à toutes les nations d’unir leurs efforts pour la cause de l’humanité.

C’est la mission même de l’Organisation des Nations Unies: bâtir un monde meilleur; n’abandonner personne et défendre les plus pauvres et les plus vulnérables au nom de la paix mondiale et de la justice sociale.

En cette Journée particulière, disons-le haut et fort: jamais l’ONU n’a été aussi nécessaire.  Dans le monde de plus en plus interdépendant qui est le nôtre, nous avons tous quelque chose à donner, et tous quelque chose à gagner à unir nos efforts.  Forts de nos 7 milliards, unissons-nous pour le bien commun de tous les habitants de la planète.

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Libye : l’ONU appelle à la réconciliation après la mort de Qadhafi

Dans Politique internationale, le 21 octobre 2011 par UNICTUNIS

La mort de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Qadhafi et la fin des combats dans la ville de Syrte et dans d’autres villes libyennes marquent une transition historique en Libye après des mois d’affrontements meurtriers, a estimé le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a appelé à la réconciliation.

« Vous avez tous vu les informations faisant état de la mort du colonel Mouammar Qadhafi et la fin des combats à Syrte et dans d’autres villes. Clairement, ce jour marque une transition historique pour la Libye », a dit Ban Ki-moon au début d’un discours lors d’une réunion de haut-niveau sur la croissance durable au siège des Nations Unies à New York.

Dans un communiqué publié quelques heures plus tard, le Secrétaire général note que cette mort « marque la fin de 42 ans de règne du régime de Qadhafi ». « La Libye ferme désormais un chapitre douloureux et tragique et en ouvre un nouveau fondé sur la réconciliation nationale, la justice, le respect des droits de l’homme et l’état de droit », a-t-il ajouté.

« Dans les jours à venir, nous serons les témoins de scènes de joie, ainsi que de chagrin pour ceux qui ont tant perdu », a-t-il dit dans son discours. « Ce n’est que la fin du commencement. Le chemin vers l’avenir pour la Libye et sa population sera difficile et plein de défis. Maintenant, c’est le moment pour tous les Libyens de se rassembler. Les Libyens ne peuvent réaliser la promesse du futur que grâce à l’unité nationale et à la réconciliation. »

Le Secrétaire général a appelé les combattants de tous bords à déposer les armes. « C’est le moment pour guérir et reconstruire, pour la générosité d’esprit et non pour la revanche », a-t-il dit.

Il a estimé que l’inclusion et le pluralisme devaient être les mots clés alors que les autorités de transition libyennes préparent des élections et prennent de nombreuses autres mesures pour construire leur nouvelle nation.

« Tous les Libyens doivent être en mesure de se reconnaître dans le gouvernement et les dirigeants de la nation. Les grands espoirs entretenus tout au long de la révolution et du conflit doivent se traduire dans des opportunités et la justice pour tous », a-t-il dit.

Ban Ki-moon, qui a discuté jeudi matin au téléphone avec son Représentant spécial pour la Libye, Ian Martin, a rappelé que la nouvelle Mission des Nations Unies en Libye était prête à assister ce pays et son peuple.

Selon la presse, Mouammar Qadhafi serait mort des suites de ses blessures après avoir été capturé par des combattants du nouveau gouvernement libyen, alors qu’il tentait de fuir la ville de Syrte.

« Aujourd’hui est un jour historique pour la Libye », a déclaré Ian Martin au cours d’une vidéoconférence depuis Tripoli. Il a dit qu’il n’était pas en mesure de préciser les circonstances dans lesquelles l’ancien dirigeant libyen a été tué à Syrte.

Saluant le peuple libyen pour avoir pris son destin en main, le Représentant spécial a tenu à rappeler le rôle déterminant que jouent les Nations Unies depuis le début du conflit. Le Conseil national de transition libyen (CNT) a demandé aux Nations Unies une assistance dans des domaines aussi divers que la justice internationale, la promotion du dialogue et de la réconciliation ou encore l’expertise constitutionnelle, et l’aide humanitaire.

Le Gouvernement de transition aura huit mois pour élaborer un projet de constitution, a poursuivi M. Martin. Outre la formation d’un gouvernement, le CNT doit répondre maintenant à de nombreux défis, comme par exemple l’absence d’un système judiciaire capable de réexaminer le dossier de nombreux détenus dans les prisons libyennes.

Tout en assurant le maintien de la présence des Nations Unies dans les mois à venir, M. Martin a déclaré qu’il ne pensait pas qu’elle serait forcément nécessaire à long terme, surtout en ce qui concerne l’assistance humanitaire.

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ONU : la Tunisie se dit prête à relever les défis de la transition

Dans Démocratie, le 27 septembre 2011 par UNICTUNIS

Dans un discours prononcé le 26 septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, le Ministre des affaires étrangères de Tunisie, Mohamed Mouldi El Kefi, a déclaré que son pays était prêt à relever les défis de la transition après la révolution qui a eu lieu au début d’année.

« La Tunisie est actuellement dans une phase délicate de son histoire et fermement déterminée à relever des défis énormes », a déclaré le Ministre des affaires étrangères devant les autres Etats membres des Nations Unies.

« Alors que la priorité du pays reste l’organisation, en octobre prochain, de l’élection d’une Assemblée constituante nationale, les efforts du gouvernement continuent pour créer des emplois pour les jeunes au chômage et pour stimuler l’économie. La Tunisie réitère de ce podium, son engagement envers des responsabilités régionales et internationales comme un Etat épris de paix, une nation attachée à la légalité internationale et aux valeurs et principes des Nations Unies », a-t-il ajouté.

Mohamed Mouldi El Kefi a rendu hommage aux morts décédés lors de la révolution pacifique, « une révolution pour la liberté et la dignité qui a offert au monde le Printemps arabe ».

« Cet événement historique est actuellement en train de diffuser un nouvel espoir dans la conscience du genre humain qui aspire à la justice et à la démocratie et qui porte haut les valeurs de liberté et de droits humains », a insisté M. El Kefi.

« Cette révolution spontanée sans cadre idéologique et politique et sans aucun soutien étranger, a en effet, réussi à mettre fin à l’une des dictatures les plus exécrables de la région », a-t-il martelé.

Pour M. El Kefi, ce qui s’est passé en Tunisie est « l’expression de l’aspiration de son peuple pour vivre dans la dignité et la liberté ». Il a affirmé que l’objectif est d’établir un système basé sur le pluralisme et l’alternance pacifique du pouvoir.

Il a par ailleurs souligné les efforts déployés par les autorités pour soutenir l’activité économique.

« La Tunisie reste dans un besoin urgent et continu d’un soutien et d’une solidarité effective de la communauté internationale pour réussir la transition démocratique et éviter la récession économique qui accompagne toujours les révolutions populaires », a dit M. El Kefi.

Enfin, le Ministre a salué le mouvement populaire en Libye et s’est prononcé en faveur d’un Etat palestinien indépendant. Il a également souligné la volonté des autorités tunisiennes d’améliorer l’intégration régionale.

 

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L’ONU célèbre le 10e anniversaire de la Conférence de Durban contre le racisme

Dans Droits de l'homme, le 22 septembre 2011 par UNICTUNIS

A l’occasion d’une réunion de haut-niveau dédiée à la célébration du 10e anniversaire de la Conférence de Durban de l’ONU contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance raciale, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a appelé les Etats à continuer de promouvoir le dialogue alors que l’intolérance semble gagner du terrain dans certaines parties du monde.

« Il y a dix ans, en adoptant la Déclaration de Durban et le Programme d’Action contre le racisme, la communauté internationale a reconnu qu’aucun pays ne peut se déclarer exempt de discrimination et d’intolérance. Dix ans après, c’est toujours le cas. Nous avons certes parcouru du chemin », a déclaré Ban Ki-moon dans un discours prononcé à l’occasion de cette réunion.

« Nous devons admettre que l’intolérance a augmenté dans de nombreuses parties du monde cette dernière décennie. La résurgence et la persistance de telles attitudes inhumaines et de pratiques attentatoires indiquent que nous n’avons pas fait assez pour stopper cette dérive », a-t-il ajouté.

Il a souligné que des progrès avaient été effectués notamment par la mise en place, dans nombre de pays, d’institutions de dialogue et de nouvelles initiatives de promotion de lutte contre les discriminations.

« Nos antennes sont mieux aiguisées pour détecter les formes de discriminations », a dit Ban Ki-moon, appelant les Etats membres à continuer de déployer tous les moyens pour lutter contre le racisme.

« Nous devons résister à la polarisation des hommes politiques qui jouent avec les peurs des populations et qui utilisent des stéréotypes pour des gains électoraux », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU a réitéré son appel à lutter contre l’antisémitisme, l’islamophobie et les discriminations contre les chrétiens.

« Défendons les droits de tous, sans distinction comme proclamé dans la Déclaration universelle. Sans distinction de races, de couleurs ou de langage, de politique ou d’opinion », a martelé Ban Ki-moon.

Il s’est dit conscient de l’immense controverse qu’avait suscitée la Conférence de Durban en 2001.

« Pour cet anniversaire, re-déclarons quelques principes fondamentaux. Ce processus est destiné à lutter contre le racisme. Nous devons condamner quiconque utilise cette plateforme pour subvertir cet effort en prononçant des discours provocateurs et haineux », a prévenu le chef de l’ONU.

« Travaillons main dans la main avec les groupes de la société civile qui sont centraux dans la lutte contre cette cause. Travaillons en harmonie pour promouvoir l’harmonie », a-t-il conclu.

Egalement présent à cette réunion, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a souligné que « cette rencontre de haut-niveau constitue une opportunité de réaffirmer notre responsabilité collective pour combattre le racisme et promouvoir l’équité et la non-discrimination ».

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a pour sa part souligné la nécessité de planifier sur le long terme la lutte contre le racisme.

« Je souhaite souligner l’importance du développement de plans d’action nationaux envisagés par la Déclaration de Durban et son Programme d’action, notamment avec la participation des victimes et des groupes affectés », a-t-elle dit.

« Je souhaite conclure en notant que quelques personnes dans le monde aujourd’hui nient ouvertement que les êtres humains sont nés égaux, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’homme le proclame. Et nous sommes d’accord pour affirmer que trop de personnes sont toujours victimes de leur appartenance à un groupe particulier, qu’il soit national, ethnique ou religieux, ou défini par le genre ou par sa descendance », a-t-elle ajouté.

« Nous devons faire mieux. C’est ce que les victimes du racisme demandent et espèrent de notre part », a-t-elle conclu.

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La Fondation des Nations Unies lance une application pour téléphone mobile

Dans Politique internationale, le 16 septembre 2011 par UNICTUNIS

La Fondation des Nations Unies a lancé jeudi sa première application disponible sur les téléphones portables intelligents afin de mettre à disposition du public des informations sur l’ONU en temps réel.

« La technologie des téléphones portables réunit plus de personnes aujourd’hui que jamais auparavant. Des millions de personnes dans le monde ont un téléphone portable dans les villes comme dans les zones isolées. L’information maintenant va plus vite que jamais auparavant, offrant une chance positive de collaboration qui était inattendue il n’y a pas si longtemps », a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations Unies à l’information et à la communication, Kiyo Akasaka, à l’occasion d’un point de presse au siège de l’ONU à New York.

« C’est une opportunité pour les peuples partout dans le monde de s’informer et de se joindre aux Nations Unies pour aider à résoudre parmi les problèmes du monde les plus pressants », a-t-il ajouté.

« Cette application, conjuguée à nos efforts pour fournir une information onusienne au travers de différents moyens et formats, va aider les peuples partout à être informés, être engagés et être prêts à faire plus localement et globalement », a souligné M. Akasaka. « Si nous tirons profit des médias sociaux et de la technologie y compris des applications de téléphones portables comme celle-ci, nous pouvons contribuer à aider à faire progresser la paix et construire un monde meilleur et plus sûr », a-t-il conclu.

L’Ambassadrice de bonne volonté, l’actrice Monique Coleman, et le Messager de la paix de l’ONU, le chanteur Stevie Wonder, ont participé au point de presse, ainsi que la Présidente de la Fondation des Nations Unies, Kathy Calvin.

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Bientôt 7 milliards sur Terre, l’ONU appelle à s’engager pour sa communauté

Dans Société, le 14 septembre 2011 par UNICTUNIS

Alors que le monde sera peuplé de 7 milliards de personnes d’ici le 31 octobre 2011, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lancé mercredi au siège des Nations Unies à New York une campagne appelant tous les habitants de la planète à s’impliquer dans la vie de leur communauté.

« Je suis excité d’être ici pour lancer l’initiative ’7 milliards d’actions’ », a déclaré mercredi le Secrétaire général dans un discours prononcé à l’occasion du lancement de cette campagne. « Dans sept semaines, la population globale aura atteint sept milliards de personnes. Nous ne sommes pas simplement ici pour constater cette étape. Nous sommes ici pour régler toutes ces vastes implications ».

Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est l’agence qui coordonne l’ensemble de la campagne. Parmi les initiatives attendues, l’objectif est de collecter un maximum d’histoires personnelles d’individus du monde entier dont les actions et initiatives sont de nature à soutenir leurs communautés. La plateforme, mise en place spécialement pour l’occasion, propose des dizaines d’histoires personnelles.

« Le sept milliardième individu naîtra dans un monde plein de contradictions. Nous avons une grande quantité de nourriture à l’échelle mondiale et toujours des millions de personnes qui souffrent de la faim. Nous observons des styles de vies luxueux pour certains lorsque des millions sont appauvris. Nous avons une grande opportunité pour le progrès mais également de grands obstacles », a dit Ban Ki-moon.

« Plus d’un quart de la population du monde a entre 10 et 24 ans. Nous avons l’habitude de dire que les jeunes sont les leaders de demain mais nous savons que les jeunes sont les leaders d’aujourd’hui », a-t-il souligné.

Le chef de l’ONU a appelé toute la population à s’engager dans la campagne ’7milliards d’actions’ et à entreprendre des actions pour sa communauté.

« Nous devons protéger notre environnement, fournir de l’eau potable, de l’énergie et de la nourriture et combattre la menace du changement climatique. Nous devons mettre un terme aux violences faites aux femmes », a insisté le chef de l’ONU citant quelques grandes actions à entreprendre.

Pour le Secrétaire général, la campagne ’7 milliards d’actions’ est un appel à « toutes les communautés, tous les pays, et tous les partenaires : les organisations non gouvernementale, les entreprises, les universitaires et les leaders religieux ». « Ensemble entreprenons des actions qui auront un impact dans les vies des personnes du monde entier », a conclu Ban Ki-moon.

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Des experts de l’ONU critiquent le rapport Palmer sur la flottille pour Gaza

Dans Droits de l'homme, Politique internationale, le 13 septembre 2011 par UNICTUNIS

Un groupe d’experts indépendants des Nations Unies a critiqué mardi les conclusions du rapport du Comité d’enquête sur l’incident meurtrier de la flottille pour Gaza du 31 mai 2010 et notamment l’affirmation que le blocus maritime de Gaza par Israël est conforme au droit international.

Le rapport du Comité d’enquête, qui est un organe indépendant établi en août 2010 par le Secrétaire général de l’ONU, estime qu’Israël est confronté « à une véritable menace à sa sécurité par les groupes militants à Gaza » et que « le blocus maritime a été imposé comme une mesure de sécurité légitime afin d’empêcher l’entrée d’armes à Gaza par la mer et sa mise en œuvre respecte les obligations en matière de droit international ».

Les quatre membres du Comité d’enquête sont Geoffrey Palmer, président du comité et ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande, Alvaro Uribe, vice-président du comité et ancien Président de la Colombie, Joseph Ciechanover Itzhar, représentant Israël, et Süleyman Ozdem Sanberk, représentant la Turquie.

« En se prononçant sur la légalité du blocus, le rapport Palmer ne reconnaît pas le blocus maritime comme une partie intégrale de la politique de fermeture d’Israël envers Gaza qui a un impact disproportionné sur les droits humains des civils », ont souligné les experts dans un communiqué publié mardi.

« Après quatre années de blocus israélien, 1,6 million de femmes, d’hommes et d’enfants palestiniens sont privés de leurs droits fondamentaux et sont sujets à des sanctions collectives, constituant une violation flagrante du droit international et du droit humanitaire international », ont-ils ajouté.

Pour les experts, le blocus israélien doit cesser immédiatement et la population de Gaza doit être mieux protégée. Les Gazaouis ont le droit de bénéficier d’un accès à la nourriture, à l’eau et aux services de santé, ont-ils indiqué.

Selon le groupe d’experts, les deux-tiers des ménages de Gaza sont dans l’insécurité alimentaire et 35% des terres arables et 85% des zones de pêches sont totalement ou partiellement inaccessibles à cause des mesures militaires israéliennes. Les experts estiment également que le système de santé s’est détérioré à cause du blocus.

Le Groupe d’experts est composé du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, le Rapporteur spécial sur le droit à la santé, Anand Grover, le Rapporteur spécial sur le droit à l’eau potable et l’assainissement, Catarina de Albuquerque, le Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits humains, Maria Magdalena Sepulveda Carmona, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk.

« Le Rapport Palmer avait pour but de réconcilier Israël et la Turquie », a conclu Richard Falk. « Il est malencontreux que dans le rapport, la politique l’emporte sur le droit ».

Le 31 mai 2010, neuf civils turcs sont morts et plusieurs autres ont été blessés lors de l’interception par les forces militaires israéliennes d’une flottille de six navires partie de Turquie pour amener de l’aide à la population de Gaza, qui est soumise à un blocus par Israël depuis 2007.

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a pour sa part lancé mardi un appel de fonds afin de financer ses opérations d’assistance à Gaza. L’agence onusienne a besoin de 36 millions de dollars pour acheminer de l’aide alimentaire, des fournitures scolaires, apporter des soins de santé et créer des emplois.

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Discutez avec Ban Ki-moon en direct mardi sur les réseaux sociaux

Dans Démocratie, Politique internationale, le 12 septembre 2011 par UNICTUNIS

Mardi 13 septembre 2011, à partir de 11h00, heure de New York, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, répondra en direct à des questions posées par des internautes via les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter.

Cette discussion sera retransmise sur page Facebook, Weibo (chinois), Livestream et le Webcast de l’ONU. Mme Juju Chang d’ABC News des Etats-Unis animera l’évènement et posera les questions au Secrétaire général collectées sur les différentes plateformes de réseaux sociaux.

Alors que les dirigeants de tous les pays se préparent à converger vers New York pour participer à la 66e session de l’Assemblée générale des Nations Unies la semaine prochaine, cette conversation mondiale permettra aux utilisateurs des réseaux sociaux d’interpeller directement le Secrétaire général de l’ONU et de lui poser des questions qui leur tiennent à cœur. C’est une occasion rare pour le public d’obtenir des réponses directement.

Les questions seront collectées sur Twitter (mot clé #asktheSG). Elles peuvent être posées dans les six langues officielles, ainsi qu’en portugais et en kiswahili. Les questions en chinois peuvent aussi être également mises en ligne sur la plateforme Weibo. Lundi 12 septembre, on comptait déjà plus de 5.500 questions posées au Secrétaire général. Sur Weibo, plus de 80.000 messages liés à l’évènement ont été échangés.

Chacun peut inviter d’autres amis à l’évènement via ou, pour suivre, mardi 13 septembre, la couverture live sur Facebook, Livestream et le Webcast de l’ONU.

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