Archive pour la catégorie ‘Santé’

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Publication du Rapport mondial sur les drogues: stabilité des marchés, mais hausse de la consommation de drogues de synthèse et de médicaments soumis à ordonnance

In Santé,Société on 24 juin 2011 par UNICTUNIS

D’après le Rapport mondial sur les drogues 2011 ( www.unodc.org/wdr), alors que les marchés mondiaux de la cocaïne, de l’héroïne et du cannabis se sont contractés ou stabilisés, la production et l’usage illicite d’opioïdes soumis à ordonnance et de nouvelles drogues de synthèse se sont accrus. La culture illicite du pavot à opium et du cocaïer est restée limitée à un petit nombre de pays. Bien que la production d’opium ait brutalement chuté et que la culture du cocaïer ait légèrement diminué, la fabrication d’héroïne et de cocaïne s’est, dans l’ensemble, maintenue à un niveau élevé.

Dans le monde, environ 210 millions de personnes – soit 4,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans – ont consommé des substances illicites au moins une fois au cours des 12 derniers mois. L’usage, y compris problématique (qui concerne 0,6 % de la population âgée de 15 à 64 ans), s’est globalement stabilisé. Toutefois, la demande de substances non placées sous contrôle international, telles que la pipérazine et la cathinone, a explosé. Par ailleurs, les effets du cannabis sont reproduits par des cannabinoïdes de synthèse connus sous le nom de “Spice”.

Opium: régression en Afghanistan, légère progression au Myanmar

En 2010, la culture du pavot à opium dans le monde a quelque peu augmenté par rapport à 2009, pour se situer à environ 195 700 hectares. La production d’opium, qui s’est établie à 4 860 tonnes, a en revanche diminué de 38 % en raison d’une maladie qui a détruit une grande partie des cultures en Afghanistan. Ce pays restait toutefois le principal producteur d’opium (3 600 tonnes, soit 74 % du volume mondial). Si les cultures se sont stabilisées en Afghanistan, l’évolution à l’échelle mondiale était tirée principalement par les hausses observées au Myanmar, où les cultures ont progressé d’environ 20 % par rapport à 2009. La part du Myanmar dans la production mondiale est ainsi passée de 5 % à 12 % entre 2007 et 2010. Au cours de cette période, la production mondiale a chuté de 45 %, notamment en raison des faibles rendements enregistrés en 2010. Cependant, il est peu probable que cette tendance se maintienne: “Certes, la superficie consacrée à la culture du pavot semble s’être stabilisée cette année, mais nos premières constatations donnent à penser que la production afghane repartira probablement à la hausse en 2011″, a prévenu M. Fedotov.

Recul de la culture du cocaïer à l’échelle mondiale et rétrécissement du marché de la cocaïne aux États-Unis

Entre 2007 et 2010, la superficie consacrée à la culture du cocaïer dans le monde a diminué de 18 %, pour s’établir à 149 100 hectares. Pendant cette période, la production potentielle de cocaïne a reculé d’environ un sixième, la production colombienne ayant sensiblement diminué. Ce déclin n’a donc pas été compensé par les légères hausses observées au Pérou et dans l’État plurinational de Bolivie.

Le marché de la cocaïne aux États-Unis a accusé de fortes baisses ces dernières années. Les États-Unis restent néanmoins le premier marché mondial, la consommation y ayant été estimée à 157 tonnes en 2009, soit 36 % de la consommation mondiale. Ils sont suivis par l’Europe, notamment l’Europe occidentale et centrale, où la consommation s’élève à 123 tonnes selon les estimations.

L’usage de la cocaïne en Europe a doublé au cours de la décennie qui vient de s’écouler, bien qu’il soit resté relativement stable ces quelques dernières années. On estime qu’en 2009 quelque 21 tonnes ont été introduites en Europe après avoir transité par l’Afrique de l’Ouest; c’est moins qu’en 2007, où ce total pourrait avoir atteint pas moins de 47 tonnes.

Depuis le milieu des années 1990, le prix de la cocaïne sur les marchés diminue sensiblement. Il y a encore 10 ans, le marché était quatre fois plus important en Amérique du Nord qu’en Europe. Aujourd’hui, on estime que la valeur du marché européen (36 milliards de dollars des États-Unis) avoisine celle du marché des États-Unis (37 milliards de dollars).

Le cannabis, drogue de prédilection à l’échelle mondiale

Au niveau mondial, le cannabis reste de loin la substance illicite la plus largement produite et la plus fréquemment consommée, même si les données à ce sujet sont limitées. En 2009, entre 2,8 % et 4,5 % de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans – soit entre 125 millions et 203 millions de personnes – avaient consommé du cannabis au moins une fois au cours des 12 mois précédents.

Si la production d’herbe de cannabis (marijuana) est très répandue, notamment dans les Amériques et en Afrique, celle de résine de cannabis (haschisch) reste concentrée dans deux pays seulement: le Maroc, qui fournit les marchés d’Europe occidentale et d’Afrique du Nord, et l’Afghanistan, qui fournit ceux d’Asie du Sud-Ouest. En 2010, il était beaucoup plus rentable de produire de la résine de cannabis que de cultiver du pavot à opium en Afghanistan.

Drogues de synthèse: surveillance insuffisante en Asie du Sud-Est et en Afrique

La hausse considérable de la production, du trafic et de la consommation de stimulants de type amphétamine ainsi que le nouvel essor de la culture du pavot à opium et du trafic d’héroïne suscitent beaucoup d’inquiétude en Asie du Sud-Est. “Les progrès observés sur les marchés traditionnels sont actuellement contrebalancés par la vogue des nouvelles drogues de synthèse reproduisant les effets de substances illicites”, a déclaré le Directeur exécutif de l’UNODC.

“Le Triangle d’Or ne se contente plus de produire de l’opium; il s’adapte aux consommateurs. La communauté internationale semble avoir détourné son attention de la situation en Asie du Sud-Est; or, nous devons jouer un rôle actif sur tous les fronts pour éviter que cette région ne redevienne une importante plaque tournante en matière de drogues”, a-t-il ajouté.

De nombreuses substances non placées sous contrôle international sont commercialisées en tant que “legal highs” et produits de substitution aux stimulants illicites comme la cocaïne et l’”ecstasy”. La méthamphétamine, substance hautement addictive, est très présente dans toute l’Asie de l’Est. Elle a également commencé à faire l’objet d’un regain d’intérêt en Amérique du Nord en 2009, après avoir connu un déclin pendant plusieurs années. En termes de saisies de drogues de synthèse, 2009 a été une année record, notamment du fait des interceptions de méthamphétamine. Celles-ci ont augmenté de plus d’un tiers entre 2008 et 2009, passant de 11,6 tonnes à 15,8 tonnes, et elles ont majoritairement eu lieu au Myanmar. Si ce pays est l’une des principales sources d’approvisionnement en comprimés de méthamphétamine en Asie du Sud-Est, l’Afrique se profile comme source d’approvisionnement de l’Asie de l’Est.

 

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ONU: Participation de la Tunisie à la Réunion de haut niveau sur le sida

In Santé on 9 juin 2011 par UNICTUNIS

Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida

La réunion de haut niveau sur le sida de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui se tient du 8 au 10 juin 2011, à New York, est l’occasion pour la Tunisie de réaffirmer, aux côtés des autres Etats membres, son engagement dans la riposte au sida, trente ans après le début de l’épidémie.

La délégation tunisienne conduite par Mme Habiba Ezzahi Ben Romdhane, ministre de la Santé publique, est constituée de représentants gouvernementaux et de la société civile, afin que toutes les forces soient rassemblées pour contribuer au dialogue sur les nouvelles opportunités et les nouveaux défis, redynamiser les stratégies nationales et pérenniser la riposte. A cette occasion, il est attendu que les pays adoptent une nouvelle déclaration d’Engagement pour faire progresser la riposte au sida et s’acheminer vers une génération sans nouvelles infections à VIH, sans décès liés au sida et sans stigmatisation ni discrimination des personnes vivant avec le VIH ni celles qui y sont les plus exposées.

C’est également l’opportunité pour les Etats membres d’examiner les progrès accomplis et d’évaluer les obstacles qui demeurent pour la réalisation de l’objectif Zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida. Depuis la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida de 2001, des progrès réguliers ont été enregistrés dans la mise en place d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH. Mais, d’après le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon, « si les résultats concrets n’ont jamais été aussi encourageants, la faiblesse des infrastructures nationales, les insuffisances de financement et la discrimination à l’encontre des populations vulnérables font encore obstacle et sont des défis pour lesquels les Etats Membres devront s’engager de nouveau ».

La Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001 et de la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006 portent des dispositions en faveur de la protection des droits des personnes. Ces déclarations ont été signées par de nombreux pays, dont la Tunisie. Il reste que des lois et des pratiques discriminant les personnes vivant avec le VIH, les femmes et les groupes marginalisés sont encore en vigueur dans de nombreux pays, plombant ainsi les acquis de la riposte au sida et menaçant l’atteinte des cibles de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH.

Dans le contexte de changements politiques que connaissent actuellement les pays de la région du Maghreb et du Moyen-Orient, l’ouverture vers une redéfinition de la gouvernance des politiques publiques et l’attachement à la réalisation des droits humains sont des éléments favorables à l’engagement renouvelé de ces pays. En effet, les représentants de pays de la région MENA, dont la Tunisie, avaient déjà exprimé en 2010 dans la « Déclaration de Dubaï en vue de l’Accès Universel à la prévention, au traitement, soins et soutien liés au VIH », leur engagement pour le respect des droits humains, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et la mise en place d’une gouvernance dynamique, multisectorielle et redevable pour aborder les questions liées au VIH. Ainsi, la Tunisie  inscrit largement sa stratégie nationale de riposte au VIH/sida 2012-2016 dans cette perspective, puisqu’elle s’est engagée dans un processus de renforcement de la gouvernance institutionnelle pour mieux coordonner l’action des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, sachant que le sida concerne à la fois la santé, l’éducation, l’économie, la justice, la sexualité, la religion et la politique. Par ailleurs, depuis plusieurs années, le partenariat entre acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux s’est renforcé et permet aujourd’hui de mieux connaître l’épidémie et d’élaborer des politiques plus adaptées aux besoins des populations. Enfin, les facteurs de vulnérabilité et les comportements à risques identifiés étant au cœur des problématiques de la riposte, la Tunisie a orienté sa stratégie nationale vers les populations en ayant le plus besoin, comme les personnes ayant des comportements à risques, trop souvent stigmatisées, et d’autres personnes vulnérables comme les jeunes.

Sur cette voie, la Tunisie a montré l’exemple à la communauté internationale, au mois de mai dernier, à l’Assemblée mondiale de la Santé, en invitant avec succès les pays à adopter une résolution sur les jeunes et les risques sanitaires, afin que les pays développent des stratégies et des politiques adaptées à leurs besoins, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive, qui soient fondées sur une approche multisectorielle et de partenariat. En soulignant la priorité à accorder à une riposte aux risques pour la santé des jeunes, notamment celui du VIH, la Tunisie a ainsi témoigné de leur rôle fondamental comme acteurs de changement et comme leaders pour une révolution de la prévention du sida. La récente publication de l’UNICEF, l’ONUSIDA, l’UNESCO, l’UNFPA, l’OIT, l’OMS et la Banque mondiale, qui présente pour la première fois des données sur les adolescents et le VIH, confirme tout le bien-fondé de cette résolution.

[ http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2011/june/20110601aunicef]

(ONUSIDA TUNISIE)

 

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Les dirigeants se réunissent au Siège des Nations Unies du 8 au 10 juin 2011 pour une Réunion de haut niveau sur le sida

In Santé on 7 juin 2011 par UNICTUNIS

Trente ans après l’apparition de l’épidémie de sida et 10 ans depuis la session historique de l’Assemblée générale consacrée au VIH / sida, le monde se réunit pour examiner les progrès accomplis et définir les futures orientations de la riposte mondiale au sida.

Les États Membres devraient adopter une nouvelle Déclaration pour réitérer les engagements actuels et annoncer des actions pour guider et de soutenir la riposte mondiale au sida.

Les résulats de la riposte au sida sont incontestables. De nouvelles données de l’ONUSIDA montrent clairement que des progrès constants sont réalisés vers « zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida » grâce à un accès universel à la prévention du VIH, aux traitements, aux soins et au soutien.

Les gains sont réels mais fragiles et n’ont pas atteint tout ceux qui dans le besoin. Il y a encore 10 millions de personnes en attente de traitement du VIH. Pour chaque personne qui commence le traitement, deux personnes sont infectées. La stigmatisation et la discrimination restent également des obstacles.

L’accélération des progrès exigera une solidarité mondiale et des partenariats – surtout maintenant, en ces temps d’austérité budgétaire.

Les pays sont confrontés à de nouvelles opportunités et de nouveaux défis à travers des questions comme le financement innovateur, le transfert de technologie et l’intégration du sida et de la santé et autres services.

La Réunion de haut niveau sur le sida est une occasion unique pour les partenaires mondiaux de se rencontrer afin de faire progresser la lutte contre le sida.

http://www.un.org/fr/ga/aidsmeeting2011/

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