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Des institutions de l’ONU joignent leurs forces contre la mutilation génitale féminine

Dans Droits de l'homme, le 20 février 2012 par UNICTUNIS

Affichant leur engagement à éliminer la mutilation génitale féminine, appelée également ablation génitale féminine et mutilation génitale féminine/excision, 10 institutions des Nations Unies .(HCDH, OMS, ONUSIDA, PNUD, UNCEA, UNESCO, UNFPA, UNHCR, UNICEF, UNIFEM) ont déclaré (27 février  2008)  qu’elles soutiendraient les gouvernements, les communautés et les femmes afin qu’ils abandonnent cette pratique en l’espace d’une génération, avec une nette réduction d’ici à 2015, l’année où les Objectifs du Millénaire pour le développement doivent être atteints ont adopté une position commune fondée sur les conventions et chartes internationales auxquelles, faut-il le rappeler,  la Tunisie a adhéré.

Toutes les filles ont le droit de grandir à l’abri de pratiques néfastes qui mettent en danger leur santé et leur bien-être. Pourtant, chaque année, rien qu’en Afrique, trois millions de femmes et de filles risquent d’être soumises à la mutilation génitale féminine et à l’excision (FGM/C), une pratique qui a des séquelles graves immédiates et à long terme sur leur santé, et qui est clairement une atteinte à leurs droits fondamentaux. À travers le monde, de 100 à 140 millions de femmes et de filles en ont déjà été victimes.

De récentes études montrent que les femmes qui ont subi une mutilation génitale risquent plus d’avoir recours à des césariennes, de devoir séjourner plus longtemps à l’hôpital et de subir une hémorragie au cours de l’accouchement. Et les taux de mortalité de leurs nouveau-nés, juste après l’accouchement, sont également plus élevés.

Les institutions des Nations Unies ont déclaré : « Nous sommes de plus en plus préoccupés par la médicalisation de la mutilation génitale féminine, c’est-à-dire lorsque la procédure est accomplie par des professionnels de la santé, dans des centres de santé. Dans les pays où la mutilation génitale féminine est très courante on entend souvent l’argument selon lequel une forme atténuée de mutilation génitale féminine faite par un agent de santé dûment formé est plus sûre. Mais cela ne devrait jamais être considéré comme une option ».

La déclaration fait valoir aussi que la mutilation génitale féminine est un signe de relations inégales entre femmes et hommes qui sont profondément ancrées dans des conventions sociales, économiques et politiques.

La pratique, croit-on, protège la chasteté de la fille et améliore ses chances de se marier en contrôlant sa sexualité. A ce titre, non seulement elle compromet la santé sexuelle et de procréation de la femme mais aussi elle perpétue un déséquilibre entre sexes au détriment des femmes.

« Nous reconnaissons que les traditions sont souvent plus fortes que la loi, et que des actions juridiques ne suffisent pas toutes seules » ont affirmé les institutions. « Le changement doit provenir aussi de l’intérieur. Voilà pourquoi il est capital que nous unissions nos forces et travaillions en liaison étroite avec les communautés et leurs dirigeants pour qu’ils puissent susciter des changements sociaux durables ».

Comme la mutilation génitale féminine est une convention sociale, souligne la déclaration, le meilleur moyen de l’éliminer consiste à travailler avec les communautés qui la pratiquent.

Au sein de ces communautés, la décision d’abandonner la pratique doit être collective, explicite et très suivie pour entraîner un changement positif – l’abandon de la mutilation génitale féminine en une génération. Il existe de plus en plus d’exemples de communautés un peu partout dans le monde où cela se produit mais cette initiative conjointe entend soutenir le passage à grande échelle de ces exemples afin que l’abandon de cette pratique devienne courant.

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ONU: Ban Ki-moon présente son programme pour un second mandat de cinq ans

Dans Politique internationale, le 26 janvier 2012 par UNICTUNIS

Alors qu’il a entamé en janvier un second mandat de cinq ans, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a présenté mercredi son programme pour les années à venir, en insistant sur cinq domaines qui contribueront à bâtir « l’avenir que nous voulons ».

En septembre dernier, le Secrétaire général avait présenté cinq priorités pour son second mandat : le développement durable; la prévention des conflits, des catastrophes et des violations des droits de l’homme; la construction d’un monde plus sûr; le soutien aux pays en transition; et la participation des femmes et des jeunes.

« Aujourd’hui, je veux partager avec vous un programme d’action pour les cinq années à venir », a-t-il dit dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU. « Un programme pour bâtir l’avenir que nous voulons ».
S’agissant du développement durable, le Secrétaire général a estimé qu’il fallait se concentrer notamment « sur les besoins et les priorités de l’Afrique ». Il a souligné que les Nations Unies allaient se battre pour éradiquer plusieurs maladies meurtrières, dont le paludisme, la polio, le VIH/sida et le tétanos, et pour réduire de 95% la mortalité due à la rougeole.

L’ONU va travailler dans les années à venir pour atteindre les Objectifs du Millénaire du développement (OMD) d’ici à l’échéance de 2015, a rappelé le Secrétaire général. « Au-delà de 2015, nous nous efforçons de forger un consensus sur une nouvelle génération d’objectifs de développement durable s’appuyant sur les OMD, des objectifs qui fourniront des progrès économiques et sociaux équitables respectant les limites environnementales de notre planète », a-t-il dit.
Il a indiqué qu’il allait nommer un conseiller de haut niveau pour coordonner ces efforts en son nom.

Lundi prochain, les deux co-présidents du Panel de haut niveau sur la croissance durable, la Présidente de la Finlande, Tarja Halonen, et le Président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, présenteront leur rapport final. « Leurs recommandations permettront de faire de la Conférence Rio+20 un succès », a-t-il dit, en faisant référence à la Conférence sur le développement durable qui est prévue à Rio, au Brésil, cet été.

Ban Ki-moon a rappelé que le développement durable dépendait du changement climatique. Il a appelé à rendre opérationnel le Fonds climatique vert.
Il a également annoncé le projet de faire de l’Antarctique une « Réserve naturelle mondiale ». “L’Antarctique est un écosystème indispensable, comme nulle part ailleurs sur Terre. Nous avons la possibilité de sauver cette région et nous devons nous rassembler pour le faire”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
S’agissant de la prévention des conflits, le Secrétaire général a insisté sur le soutien aux capacités nationales destinées à faciliter le dialogue.

Concernant l’aide humanitaire, Ban Ki-moon a estimé qu’il fallait élargir le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) et identifier des sources supplémentaires de financements innovants pour les situations d’urgence.
Il a proposé d’organiser un Sommet mondial humanitaire pour aider à partager les connaissances et établir les meilleures pratiques communes.

En ce qui concerne les efforts des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme, Ban Ki-moon a proposé de créer un poste de coordonnateur de l’ONU pour la lutte contre le terrorisme en réunissant certaines des fonctions existantes.
S’agissant des pays en transition, le Secrétaire général a estimé que les Nations Unies avaient pour responsabilité d’aider les sociétés en transition. « Nous avons les capacités et une grande expérience. Maintenant, c’est le moment d’accroître nos efforts, en particulier dans les domaines où les services de l’ONU sont recherchés : le maintien de la paix, l’état de droit, l’assistance électorale, la résolution des différends, la lutte contre la corruption, etc », a-t-il dit.

Enfin, Ban Ki-moon veut promouvoir dans les années à venir la participation politique des femmes et des jeunes à travers le monde.
« Nous encouragerons les pays à adopter des mesures qui garantissent un accès égal des femmes aux postes de dirigeants politiques, qui font la promotion de la participation des femmes aux élections et qui renforcent la capacité des femmes à être des dirigeantes efficaces », a-t-il dit.

Quant aux jeunes, le Secrétaire général veut développer un programme s’adressant à eux et incluant l’emploi, l’entreprenariat, la participation politique, les droits de l’homme, l’éducation et la santé reproductive.
« Et je vais nommer un nouveau Représentant spécial pour la jeunesse afin de développer et mettre en œuvre notre programme et être le fer de lance d’un programme de jeunes volontaires de l’ONU », a conclu le Secrétaire général.
Par ailleurs, Ban Ki-moon a confirmé qu’il allait remplacer plusieurs hauts responsables de l’ONU pour garantir à la fois le changement et la continuité au sein de l’Organisation.

Début décembre, son chef de cabinet, Vijay Nambiar, avait indiqué que le Secrétaire général prévoyait de remplacer huit secrétaires généraux adjoints d’ici le milieu de l’année prochaine, notamment le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, le Secrétaire général adjoint à l’information, Kiyo Akasaka, et le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, Sha Zukang.

Mercredi, le Secrétaire général a annoncé que la Vice Secrétaire générale, Asha-Rose Migiro, et son chef de cabinet, Vijay Nambiar, allaient également quitter leur poste. Mme Migiro restera à son poste jusqu’à la fin juin et M. Nambiar deviendra Conseiller spécial sur le Myanmar. Ban Ki-moon compte également remplacer la Secrétaire générale adjointe à la gestion, Angela Kane, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Radikha Coomaraswamy, et le Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Francis Deng.

Pour sa part le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a salué mercredi le programme d’action du Secrétaire général, qu’il a qualifié de « courageux » et « tourné vers l’avenir ».

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ESCWA Opens Reform and Transition to Democracy Meeting

Dans Démocratie, le 16 janvier 2012 par UNICTUNIS

UN Secretary General Ban Ki-moon called on those who believe in a future of freedom and dignity to come together and help people of the region and their leaders to write the next chapters. He said that from the very beginning of these revolutions, from Tunisia through Egypt and beyond, he has called on leaders to listen to their people, a call that some heeded and benefitted while others did not, and today are facing the storm. “I say again to President Assad of Syria: Stop the violence. Stop killing your own people. The path of repression is a dead end,” he demanded. Ban also called for an end of Israeli occupation of Arab and Palestinian territories and of violence against civilians. He asserted that settlements, new and old, are illegal and they work against the emergence of a viable Palestinian State. This came in a statement Ban delivered at the opening session of ESCWA’s high-level meeting on “Reform and Transitions to Democracy.” Ban, UN Under-Secretary General and ESCWA Executive Secretary Rima Khalaf, and Lebanese Prime Minister Najib Miqati today opened the meeting in the presence of ministers, parliamentarians, heads and members of the diplomatic corps, dignitaries and media representatives.

Ban said democracy is not easy. It takes time and effort to build. It does not come with one or two elections. He added that there are four prerequisites for success: reform must be real, inclusive dialogue is crucial, women must be at the centre of the region’s future, and we must heed voices of the youth. “People do not seek authoritarianism with a human face. People want meaningful changes in security services and armed forces. These should serve the people, not keep them down,” said Ban. He stressed that diversity is strength, and that we must oppose those who exploit ethnic or social differences for political gain. The UN chief highlighted the importance of protecting women from violence, intimidation and abuse, because this, too, is a fundamental matter of human dignity and equality. “Arab countries need to create 50 million jobs within the next decade to absorb young entrants to the workforce. This profound demographic pressure drove the Arab Spring. Faced with bleak prospects and unresponsive governments, young Arabs acted on their own to reclaim their future,” Ban said. He concluded by pointing out the United Nations’ responsibility to update its approach to the region, saying that its Arab Human Development Reports broke new ground in frankly diagnosing the region’s problems -deficits in democracy, knowledge, women’s empowerment and human security. But those reports were not fully integrated into our work.

The UN Under-Secretary-General and Executive Secretary of ESCWA Rima Khalaf stated that “Spring, awakening, renaissance, revolution” have all been used to describe the popular uprisings ignited in Sidi Bouzid in Tunisia a year ago. Since then, millions of people in the Arab world, young and old, men and women, have flooded the streets chanting “the people want”. She said there were different views on prospects for this new era. Some observers look at it with great hope, while others view it with pessimism. “The transition from tyranny to democracy is not an easy task. It requires comprehensive reform of State structures,” she added. Khalaf stressed that the bygone era was one of muzzled voices, sham promises, shattered hopes, despotism and corruption, and that conflicts, wars and occupations have proliferated in the region, of which the longest has been the Israeli occupation that continues undeterred and in violation of all rights and laws.

She said addressing legacies of the past and building national consensus were most important for the transitional period in order to avert a relapse into internal strife or the return to authoritarianism. Notwithstanding unclear prospects, muddled courses and multiplicity of obstacles, the ultimate target remains one: free nations; just, democratic regimes; respect for human rights, an end to marginalization, equal rights to all citizens enshrined in constitutions, she added.
Khalaf expressed hope that this high-level meeting would provide an opportunity for fruitful interactions between leaders from this region and their counterparts who have successfully led processes of democratic transformation. She finally said “this future may as yet seem distant, but peoples of this region are not less worthy, or less capable or less deserving than other peoples of the world. We, too, have a right to freedom, dignity and justice.

Lebanese Prime Minister Najib Mikati said the “Arab Spring” triggered great changes, the outcome of which rippled throughout the world, since this region plays strategic role in the development and safety of the world economy. From this perspective, the eyes of the world follow attentively events unfolding in it, while our people are looking for the fruits that such spring will bring and of which some might be take longer to deliver. He pointed out that the Lebanese Government has focused its priorities on good governance through administrative reform, transparency, and the development of a democratic system by launching a new electoral law. Our Government is determinate to undergo leading reform steps, he said. Mikati stressed that UN agencies were and will remain the primary resort for all people seeking peace, security, freedom, democracy and development.

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1er Anniversaire de la Révolution tunisienne-Déclaration de Mr. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Dans Démocratie, le 13 janvier 2012 par UNICTUNIS

Il y a un an, le monde a été inspiré par la volonté du peuple tunisien pour exiger la démocratie, la liberté et la dignité. Son courage a fait écho dans toute la région, et d’autres peuples, encouragés par les actions de leurs frères et soeurs tunisiens, ont trouvé, également, la force de faire entendre leurs aspirations légitimes.
L’année dernière, la Tunisie a fait de grands progrès; la tenue des élections pacifiques et ordonnées ont conduit à la création d’une Assemblée nationale constituante. J’espère que les progrès réalisés en Tunisie continueront à inspirer les peuples de la région et du monde.
Sachant  que la voie de la démocratie est longue et peut ne pas toujours être facile, l’Organisation des Nations Unies demeure engagée à aider toutes les nations vivant des transitions et à consolider leurs efforts pour répondre aux aspirations de leur peuple.

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Adhésion de la Tunisie au Fonds des Nations Unies pour la Démocratie

Dans Démocratie, le 8 janvier 2012 par UNICTUNIS

La Tunisie a adhéré au Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (FNUD) pour la période 2012-2013, sur décision de M. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies. Le Fonds regroupe uniquement six, dont la Tunis, les pays bailleurs du Fonds ainsi que des Représentants d’Organisations Non Gouvernementales et des Personnalités internationales indépendantes.

http://www.unictunis.org.tn/

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TRIBUNE-L’impératif de Tunis: Droits de l’homme et développement dans le sillage du Printemps arabe

Dans Démocratie, Droits de l'homme, le 29 novembre 2011 par UNICTUNIS

Par Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Il y a des moments dans l’histoire où chacun de nous est appelé à déclarer quelle est sa position. Je crois que nous vivons l’un de ces moments.

Au cours de l’année écoulée, à Tunis, au Caire, à Madrid, à New York et dans des centaines d’autres villes grandes et petites à travers le monde, la voix des gens ordinaires s’est élevée et leurs demandes se sont clairement exprimées. Ils veulent que les humains soient placés au centre de nos systèmes économiques et politiques, qu’une chance de participer véritablement aux affaires publiques leur soit donnée, que leur vie soit empreinte de dignité, à l’abri de la peur et du besoin.

Fait remarquable: l’étincelle qui a allumé l’incendie du Printemps arabe, destiné à s’étendre finalement à des villes du monde entier, a été l’acte désespéré d’un seul être humain qui, s’étant vu refuser maintes fois les ingrédients les plus élémentaires d’une vie digne, s’est immolé par le feu et, ce faisant, a déclaré qu’une vie amputée de la jouissance des droits de l’homme n’est pas une vie digne de ce nom. Mais les brindilles sèches de la répression, de la privation, de l’exclusion et de la violence s’étaient accumulées pendant des années, en Tunisie, dans toute la région et au-delà.

Les actions, les omissions, les excès et les abdications des gouvernements de la région furent certainement le facteur essentiel. Et les actions d’Etats puissants extérieurs à la région, étayant des régimes autoritaires et poursuivant des politiques destructrices dictées par leur intérêt égoïste qui encourageaient la répression, l’impunité, le conflit et l’exploitation économique, ont aussi joué un rôle capital.

Mais, au niveau international, les évaluations offertes par les institutions financières et les agences de développement dans la période antérieure au Printemps arabe sont aussi fort éclairantes: la Tunisie, a-t-on dit, enregistrait “des progrès remarquables: croissance dans l’équité, lutte contre la pauvreté, et de bons indicateurs sociaux”. Elle était “en bonne voie” d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. Elle était “en nette avance sur les plans de la gouvernance, de l’efficacité, de l’état de droit, de la lutte contre la corruption et de la qualité de sa réglementation”. Elle était “l’une des sociétés les plus équitables” et “donnait l’exemple de la réforme”. Dans l’ensemble, nous assurait-on, “le modèle de développement que la Tunisie a suivi au cours des vingt dernières années a bien servi le pays”.

Pourtant, en même temps, l’ONU et les organes de contrôle des droits de l’homme au sein de la société civile peignaient un tableau de communautés exclues et marginalisées, d’outrages infligés, et du refus des droits économiques et sociaux. Nous entendions parler d’inégalité, de discrimination, de manque de participation, d’absence d’emplois décents, d’absence de droits des travailleurs, de répression politique, et du refus de la liberté de réunion, d’association et de parole. La censure, la torture, la détention arbitraire et l’absence d’un pouvoir judiciaire indépendant, voilà ce que nous constations. En somme, nous avons entendu parler de peur et de besoin. Pourtant, d’une manière quelconque, cet aspect de l’équation avait à peine place dans notre analyse du développement.

Ce n’est pas pour dire que l’analyse du développement était entièrement fausse, ou que les données étaient inexactes. Le problème tenait à ce que l’optique de l’analyse était souvent trop étroite et parfois nous faisait regarder la réalité sous le mauvais angle. Il est visible qu’elle n’était pas axée sur l’affranchissement de la peur et du besoin – du moins pas pour la majorité.

Au lieu de cela, elle se centrait trop étroitement sur la croissance, les marchés, et l’investissement privé, en prêtant relativement peu d’attention à l’égalité, et pratiquement aucune aux droits civils, politiques, économiques et sociaux. Même là où l’attention se portait sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, elle n’offrait qu’une série très limité d’indicateurs économiques et sociaux, aucun n’étant fondé sur les droits et tous étant assortis de seuils quantitatifs très bas, aucun ne garantissant de processus participatifs ni ne comportant de responsabilité légale.

Pour l’essentiel, les analystes ne donnaient pas de réponses fausses, ils se limitaient à ne jamais poser beaucoup des questions les plus importantes.

Et cette myopie politique s’est répétée dans des pays du nord et du sud, où les dirigeants semblent avoir oublié que les soins de santé, l’éducation, le logement et une administration équitable de la justice ne sont pas des marchandises à vendre à un petit nombre, mais plutôt des droits auxquels tous peuvent prétendre sans discrimination. Tout ce que nous faisons au nom de la politique économique ou du développement doit être conçu pour promouvoir ces droits et, à tout le moins, ne doit rien faire pour en compromettre la réalisation.

Quand la Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée le 10 décembre 1948, ses auteurs ont averti qu’ “il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours,  à la révolte contre la tyrannie et l’oppression”. La Déclaration a énoncé les droits nécessaires à une vie menée dans la dignité, à l’abri de la peur et du besoin — depuis les soins de santé, l’éducation et le logement jusqu’à la participation politique et l’administration équitable de la justice. Elle affirme que ces droits sont le bien commun de tous, en tout lieu et sans discrimination.

Aujourd’hui, dans les rues de nos villes, on demande que les gouvernements et les institutions internationales satisfassent à cette promesse, et ces demandes se déversent en direct à travers l’internet et les médias sociaux.  Il n’est simplement plus possible de les ignorer.

Bien plutôt, les gouvernements et les institutions internationales doivent s’en inspirer en infléchissant radicalement leur politique dans le sens d’une solide intégration des droits de l’homme dans l’économie et la coopération pour le développement, et en adoptant une législation fondée sur les droits de l’homme comme base de leur gouvernance interne et comme source d’une politique cohérente dans l’ensemble du système international. Tel est notre mandat pour le nouveau millénaire. Tel est l’impératif de Tunis.

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ONU : rôle crucial des ONG pour les transitions, la démocratie, l’environnement, le désarmement

Dans Démocratie, le 27 octobre 2011 par UNICTUNIS

A l’occasion d’une rencontre avec les organisations non gouvernementales (ONG), le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rappelé le 26 octobre dernier que dans les domaines du développement durable, du désarmement et de l’aide aux pays en transition, la société civile joue un rôle crucial.

« Premièrement, le développement durable. Le premier Sommet de la Terre constitue une étape. Il a permis de produire l’Agenda 21 et des conventions contraignantes sur le changement climatique et la biodiversité. La sensibilisation globale a augmenté. De même que l’engagement des organisations non gouvernementales », a déclaré Ban Ki-moon lors de cette rencontre.

Il a également souligné l’importance de l’organisation l’année prochaine de la Conférence des Nations Unies pour le développement durable à Rio de Janeiro, au Brésil, appelée Rio+20 car la rencontre se déroule 20 ans après le premier Sommet de la Terre en 1992 qui marqua le début de l’essor du développement durable et de l’économie verte.

Le Chef de l’ONU a salué la déclaration adoptée le mois dernier par le Département de l’information de l’ONU et les organisations non gouvernementales à Bonn, en Allemagne.

« Le second secteur pour lequel les ONG peuvent faire la différence est le désarmement. Nous avons eu des progrès encourageants ces récentes années, fait avancer de grandes mesures par la société civile et les organisations », a souligné le Secrétaire général.

« Nous devons continuer à pousser pour plus de transparence? pour plus de réductions des arsenaux et pour plus de ratifications dans les traités de désarmement », a-t-il ajouté.

Pour Ban Ki-moon, le soutien aux pays en transition, comme la Tunisie, l’Egypte et la Libye, a besoin des organisations non gouvernementales afin de promouvoir la démocratie, l’indépendance des médias et construire des systèmes judicaires indépendants.

« Les temps sont difficiles pour l’économie. Budgets réduits. Coupes. Serrage de ceinture. Vous vivez tous cela. Partout les populations vivent dans la peur. Cela dépend de vous de restaurer cette foi, de fournir ce dont les populations ont besoin. De ne pas oublier les personnes dans le besoin spécialement dans ces temps difficiles », a insisté Ban Ki-moon.

« C’est seulement en travaillant ensemble, avec un partenariat fort, que nous pouvons faire progresser nos objectifs communs », a-t-il conclu.

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Journée des Nations Unies : jamais l’ONU n’a été aussi nécessaire – Ban Ki-moon

Dans Démocratie, Politique internationale, le 24 octobre 2011 par UNICTUNIS

A l’occasion de la Journée des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé que l’Organisation était plus nécessaire que jamais et que l’augmentation de la population mondiale à 7 milliards d’individus d’ici la fin du mois d’octobre constituait une force et une chance pour lutter contre les inégalités et défendre les droits humains.

« D’ici quelques jours, la grande famille qu’est l’humanité accueillera son sept milliardième membre. Certains disent que notre planète est surpeuplée. Pour moi, être 7 milliards est une force », a déclaré lundi Ban Ki-moon dans un message publié à l’occasion de cette Journée.

« Depuis la naissance des Nations Unies, voici aujourd’hui 66 ans, nous avons accompli des progrès extraordinaires. Nous vivons plus longtemps. Nos enfants sont plus nombreux à survivre. Nous sommes de plus en plus nombreux à vivre en paix, dans un État de droit démocratique. Comme nous l’avons vu en cette année riche en événements, partout des gens choisissent l’action pour défendre leurs droits et leurs libertés d’êtres humains », a-t-il ajouté.

Selon le Chef de l’ONU, ces progrès « sont menacés par la crise économique, par la montée du chômage et des inégalités, par les changements climatiques ».

« Partout dans le monde, trop nombreux sont ceux qui vivent dans la peur. Trop nombreux, ceux qui pensent qu’ils ne peuvent plus compter sur leur gouvernement ou sur l’économie mondiale. En ces temps incertains, une seule voie nous est offerte : nous rassembler autour d’objectifs communs », a expliqué le Secrétaire général.

Pour lui, ces problèmes mondiaux nécessitent des solutions mondiales et imposent « à toutes les nations d’unir leurs efforts pour la cause de l’humanité ».

« C’est la mission même de l’Organisation des Nations Unies. Bâtir un monde meilleur. N’abandonner personne. Défendre les plus pauvres et les plus vulnérables au nom de la paix mondiale et de la justice sociale. En cette journée particulière, disons-le haut et fort : Jamais l’ONU n’a été aussi nécessaire », a dit le Secrétaire général.

« Dans le monde de plus en plus interdépendant qui est le nôtre, nous avons tous quelque chose à donner, et tous quelque chose à gagner à unir nos efforts. Forts de nos 7 milliards, unissons-nous pour le bien commun de tous les habitants de la planète », a-t-il conclu.

Au 31 octobre 2011, la population mondiale devrait passer le cap des 7 milliards d’individus. Une campagne menée par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), intitulée « 7 milliards d’actions », cherche à insuffler un changement en mettant en évidence des actions positives accomplies par des personnes et des organisations du monde entier. Le récit de ces actions peut être vu sur le site 7billionactions.org.

Dans le cadre de son programme annuel de sensibilisation, « L’ONU est pour vous », Ban Ki-moon devait visiter lundi l’École supérieure pour les nouvelles explorations scientifiques, la technologie et les mathématiques, à New York. A cette occasion, il devait dévoiler un compte à rebours jusqu’au 31 octobre et faire la promotion du thème 2011 de la Journée des Nations Unies: « Comment les Nations Unies font la différence dans nos vies quotidiennes ».

Le Journée est célébrée par l’ensemble des bureaux des Nations Unies dans le monde. L’Opération de l’Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) a pour sa part célébré cette Journée en promouvant la paix et la réconciliation par la production de deux chansons, composées par des artistes locaux soudanais.

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Ban Ki-Moon salue le déroulement “pacifique” et “ordonné” de l’élection de la Constituante en Tunisie

Dans Démocratie, le 24 octobre 2011 par UNICTUNIS

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Ban Ki-Moon a salué le déroulement “pacifique et “ordonné” de l’élection de l’Assemblée constituante en Tunisie.

Ce scrutin constitue une étape majeure pour la transition démocratique en Tunisie, souligne M. Ban Ki-Moon dans un communiqué rendu public dimanche sur le site de l’ONU.

“Le secrétaire général félicite le peuple et les autorités de transition de la Tunisie pour le déroulement pacifique et ordonné de l’élection historique d’une Assemblée constituante.

Il salue le rôle joué par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) pour assurer la transparence du processus électoral”, indique le porte-parole de Ban Ki-Moon selon la même source.

“Cette élection historique constitue une étape majeure dans le processus de transformation démocratique en Afrique du nord et au Moyen Orient en général”, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de l’ONU s’est félicité que les Nations Unies aient été en mesure de fournir à la demande des autorités une assistance technique électorale pour soutenir ce processus électoral organisé et géré par la Tunisie.

“Le secrétaire général souligne que le peuple et les autorités tunisiennes pourront toujours compter sur le soutien total des Nations Unies”, a encore dit son porte parole. (Sources: Agence TAP)

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Tunisie : Ban Ki-moon suivra avec intérêt le scrutin de dimanche

Dans Démocratie, le 22 octobre 2011 par UNICTUNIS

Le Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, va suivre avec beaucoup d`intérêt l`élection d`une Assemblée Constituante dimanche en Tunisie pour laquelle les Nations Unies ont fourni un soutien technique,

“L`exemple de la Tunisie a été une source d`inspiration pour la région et le monde, et cette élection est d`une grande importance dans la transition démocratique du pays, fournissant au peuple tunisien une occasion historique d`exprimer sa volonté à travers ce scrutin”, a dit le porte-parole de Ban Ki-moon dans une réponse écrite à des journalistes publiée vendredi soir.

Selon lui, “il est encourageant de voir le niveau d`enthousiasme et de préparation de la population et des autorités pour faire de cette élection un succès. Il s`agit d`un processus mené par la Tunisie et appartenant aux Tunisiens pour lequel les Nations Unies ont fourni un soutien électoral technique à la demande des autorités tunisiennes”.

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l`homme, Navi Pillay, avait pour sa part souhaité vendredi que cette élection serve de modèle pour la région.

Selon la presse, les électeurs tunisiens doivent élire dimanche 23 octobre 2011 une Assemblée Constituante qui aura pour but de rédiger la nouvelle Constitution de la Tunisie et aura pour tâche de désigner un gouvernement transitoire. Il s`agira des premières élections après le soulèvement populaire de décembre 2010 et janvier 2011.

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